cimetière militaire belge de LA PANNE

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Le cimetière militaire de La Panne est un cimetière militaire de la Première Guerre mondiale situé dans la ville côtière belge de La Panne (section d'Adinkerque). Ce cimetière fut créé en 1918 pour accueillir les militaires tombés durant la Première Guerre mondiale ; des soldats morts au cours de la Seconde Guerre mondiale y sont aussi inhumés

Image dans Infobox.

Avec plus de 3 700 tombes, il est celui qui compte le plus de victimes belges. Le cimetière se situe à proximité du cimetière communal de La Panne et a une superficie rectangulaire totale de 270 ares.

 

À partir décembre 1914, prend place dans l'hôtel L'Océan de La Panne, un hôpital de la Croix-Rouge qui resta en service jusqu'en octobre 1919. Vers 1920, il y avait environ 1 400 tombes de soldats belges décédé dans cet hôpital.

Pendant la Première Guerre mondiale, la commune de La Panne nouvellement créée (1911) n'avait pas de cimetière communal1. Par conséquent, l'ensemble de ses morts furent inhumés à Adinkerque. En janvier 1918, le cimetière de La Panne fut créé et divisé en deux parties : civile et militaire1.

Dans les années 1920, le cimetière fut agrandi pour accueillir des soldats belges tombés à FurnesBooitshoekeKaaskerkeOostkerkeSaint-Jacques CapelleSint-RijkersWestvleteren et Beveren. Il y a parmi les 3 300 tombes de soldats belges de la Première Guerre mondiale, 800 de soldats qui n'ont pu être identifiés. Il y a également 30 victimes françaises. Accueillant une majorité de tombes belges, le cimetière inclut également des sections où sont inhumés des Britanniques, des Français, des Tchèques et des Slovaques.

Le cimetière fut également utilisé lors de la Seconde Guerre mondiale avec plus de 300 inhumations de soldats belges. On y retrouve encore 13 tombes avec, littéralement, une « pierre d'hommage au héros » flamands (Heldenhuldezerkje).

Dans le cimetière communal voisin, sont également enterrés des soldats britanniques et un carré est réservé aux anciens combattants belges.

Hôpital de l'Océan

Dans le Westhoeck, seul le littoral présentait des bâtiments à la mesure des besoins et des vues du Dr Depage. A La Panne, près de la résidence royale, un hôtel de 150 lits pouvait convenir: l'hôtel l'Océan. Par l'intermédiaire de la Vicomtesse de Spoelbergh, la Reine Elisabeth le mit à la disposition du Dr Depage, avec 40 hectares de dunes, en vue d'en faire une ambulance de la Croix-Rouge. L'Océan, hôtel assez modeste de villégiature estivale, ne possédait ni chauffage, ni ascenseur pour relier ses quatre étages. Antoine et Marie Depage, grâce au Major Gordon, officier de liaison du Roi Georges V, agirent avec une vivacité stupéfiante: en dix jours, ils parvinrent à acquérir en Angleterre un chauffage central, des salles d'opération et des équipements radiologiques; à transporter ce matériel et les personnels monteurs à La Panne, et à installer le tout jusqu'au dernier coup de pinceau. Sur place s'étaient dévoués le médecin et ingénieur Van Geertruyden, quelques femmes d'officiers et une unité de l'armée,  rescapée de l'enfer boueux. Ce fut un miracle de l'effort et de l'ostination ; mais ce fut loin d'être idyllique. Citons quelques notes "télégraphiques" de l'infirmière Jane de Launoy

–        8 décembre : on déballe les caisses de l'Ambulance royale de l'Océan: "Le Colonel" n'a pas l'air facile et cela cogne souvent.

–        14 décembre : l'ambulance s'achève (Mesdames Lippens, Leclercq, de Brockdorff, épouses d'officiers ; la Vicomtesse de Spoelbergh, Mme Janssen, épouse de médecin).

–        16 décembre : arrivée des cinq matrones anglaises ; le nursing mit son corset "Nightingale".

–        3 janvier : Le Dr Depage a paraît-il, lancé à travers les paliers le contenu des armoires mal rangées à son gré.

–        31 janvier : je passe ma quarantième nuit aux "Pavots" (villa pour contagieux où l'infirmière belge est reléguée).

–        16 février : l'atmosphère morale est irrespirable (tant la rigueur des matrones est glaciale et atroce)."

Les premiers médecins furent Depage, Neuman, Stassen, Van de Velde, auxquels Mélis adjoignait le très précieux Etienne Henrard. Le Dr Henrarde élabora avec Depage et des collègues étrangers une méthode originale de localisation stéréotaxique et d'extractions des projectiles chez les blessés. Un des premiers volontaires pour s'associer à l'équipe du Dr Depage fut le professeur Debaisieux. Dès le mois d'août 1915, ce dernier et quelques autres accomplirent un stage à l'hôpital temporaire de Compiègne et furent ainsi initiés très tôt aux méthodes  de désinfection des plaies du célèbre Dr  Carrel.

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